Santé
03 January 2017 ( 3291 views )
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Si vous présentez un de ces symptômes, arrêtez immédiatement de manger ceci !

La maladie cœliaque est un trouble qui rend hypersensible au gluten – une protéine que l’on trouve généralement dans les céréales telles que le seigle, l’orge et le blé. Selon les statistiques, presque 1% de la population américaine souffre de maladie cœliaque. Voici comment savoir si vous êtes intolérant au gluten.

Quand une personne intolérante au gluten consomme des aliments qui en contiennent, le système immunitaire réagit en causant des dommages au niveau de l’intestin grêle, ce qui peut engendrer des diarrhées, des ballonnements, des douleurs abdominales ou de la fatigue.

Plusieurs mutations de gènes peuvent déclencher la maladie cœliaque, mais seulement 2 à 3% des personnes qui ont ces mutations développent une intolérance au gluten.

Quelques réalités à propos de la maladie cœliaque :

  • En France, le taux des personnes diagnostiquées ne dépasse pas 10 à 20%.
  • Un régime alimentaire sans gluten est le seul traitement possible.
  • 5 à 22% des personnes atteintes de la maladie cœliaque ont un parent du premier degré qui en souffre aussi.

Symptômes de la maladie cœliaque :

Consommer du gluten pour une personne qui est intolérante est égal à introduire une matière toxique dans l’organisme.
Ceci provoque une réaction immunitaire immédiate et peut se traduire par l’apparition de plusieurs symptômes :

  • Troubles digestifs : à cause de cette intolérance, l’organisme devient incapable de digérer le gluten, ce qui provoque des dommages au niveau de l’intestin grêle qui ne peut plus absorber les vitamines de manière adéquate, des douleurs de l’estomac, des ballonnements, des flatulences, des diarrhées, etc.
  • Troubles neurologiques : la maladie cœliaque peut également provoquer des sautes d’humeur non expliquées, des vertiges, de la confusion, un manque de concentration, la dépression, l’anxiété, etc.
  • Maux de tête : les personnes hypersensibles au gluten souffrent de migraines et de maux de tête très récurrents.
  • Eruptions cutanées : l’allergie au gluten n’échappe pas à la règle des éruptions cutanées : elle engendre des rougeurs, des démangeaisons qui se localisent généralement au niveau des bras, des cuisses et du visage. D’ailleurs le psoriasis, l’eczéma et la kératose pilaire (un aspect de peau de poulet) en sont les signes typiques.
  • Affaiblissement du système immunitaire : consommer du gluten met en épreuve le système immunitaire qui concentre toutes ses réactions contre lui. Ainsi, il devient plus faible et l’organisme est facilement atteint par les maladies.
  • Troubles hormonaux : le gluten est aussi responsable des troubles touchant la production des hormones : il favorise celle de l’hormone du stress et déséquilibre celle des hormones sexuelles, ce qui peut conduire à la stérilité.
  • Douleurs articulaires : les propriétés inflammatoires de cette protéine sont source de douleurs et d’enflures articulaires chroniques.
  • Fatigue chronique : appelée aussi fibromyalgie, elle s’accompagne souvent de douleurs générales et des troubles du sommeil.

La recherche scientifique et le gluten

Dr Elena F. Verdu, chercheuse principale de l’Institut de Recherche pour la Santé Digestive à l’Université McMaster au Canada, a examiné avec son équipe comment la réponse immunitaire au gluten variait en fonction des colonies de bactéries intestinales présentes chez des souris hypersensibles au gluten.

Les résultats ont été publiés dans l’American Journal of Pathology.

En réponse à la consommation de gluten, les souris axéniques (exemptes de tout germe pathogène) ont montré des signes de maladie cœliaque.

Les chercheurs ont analysé trois groupes de souris porteuses du gène communément appelé DQ8, que l’on retrouve aussi chez les êtres humains et qui les rend génétiquement prédisposés à l’intolérance au gluten : le premier groupe était axénique, le second exempt de germes pathogènes spécifiques (SPF : Specific-pathogen-free : dont le microbiote ou la flore intestinale ne contient pas de protéobactéries –ni d’agents pathogènes opportunistes), et le dernier était formé de souris conventionnelles (avec une large gamme de bactéries intestinales).

Après avoir exposé chacun des trois groupes au gluten, les chercheurs ont remarqué ce qui suit :

– Le groupe axénique présentait un niveau élevé de lymphocytes intra-épithéliaux (LIE) dans les intestins – dont l’activation et la production est le premier indicateur de la maladie cœliaque – ainsi qu’un taux plus élevé de mort des entérocytes (cellules présentes sur la ligne du tractus gastro-intestinal) et des changements anatomiques des villosités intestinales (structures de la muqueuse et du tissu conjonctif sous-jacent de l’intestin grêle).

– Les souris SPF, contrairement aux premières, ont vu leur réaction immunitaire face au gluten inhibée, sauf quand elles ont été supplémentées d’Escherichia coli issu d’un patient atteint de la maladie cœliaque.

– Les souris conventionnelles ont montré une meilleure tolérance au gluten.

Ces résultats primaires ont poussé l’équipe des scientifiques à chercher si la présence des protéobactéries, telles que l’Escherichia ou l’hélicobactérie, avait un effet quelconque, c’est pourquoi, ils ont donc administré du Vancomycine (un antibiotique) aux souris conventionnelles pour faire augmenter le niveau des protéobactéries. Résultat : la réponse au gluten chez ces souris a empiré, et le niveau de LIE a augmenté.

La prolifération des protéobactéries empire la réponse immunitaire face au gluten

« Ces études montrent que la perturbation de la colonisation des bactéries à un âge précoce ainsi que l’induction de dysbiose (ou déséquilibre microbien dans le corps) caractérisé par une prolifération des protéobactéries, conduisent à une aggravation des réponses immunitaires face au gluten chez les souris génétiquement prédisposées à une sensibilité au gluten », explique le Dr Verdu.

Elle ajoute : « Il est important de savoir que nos données soutiennent que l’augmentation reconnue de la prévalence de la maladie cœliaque dans la population mondiale durant les 50 dernières années peut être due, au moins en partie, aux perturbations de l’écologie du microbiote intestinal. Ainsi, les thérapies à base de microbiotes spécifiques peuvent contribuer à la prévention ou au traitement de la maladie cœliaque chez les personnes à prédisposition génétique modérée ».

Cependant, Dr Robin G. Lorenz de l’Université d’Alabama à Birmingham a rapporté dans un éditorial lié à cette étude que la présence des protéobactéries avait un impact significatif sur la pathologie de la maladie cœliaque, mais cela ne signifie pas que les protéobactéries sont responsables de ce trouble. Plus précisément, elles stimulent la réponse immunitaire au gluten ou à la gliadine.

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